Leçon 1, Chapitre 1
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La règle de base pour la déclinaison avec des voyelles et ce qui en fait exception

Ce que nous avons mentionné qui se déclinait avec des voyelles étaient les mots suivants : 

  1. Le nom singulier (al-ism al-mufrad).
  2. Le pluriel irrégulier (jamʿ al-taksīr).
  3. Le pluriel féminin régulier (jamʿ al-mu’annith al-sālim).
  4. Le verbe inaccompli (fiʿl al-muḍāriʿ) dont rien n’est rattaché à sa fin.

La règle de base est qu’ils se mettent :

  • Au nominatif (rafʿ) par une ḍammah.
  • A l’accusatif (naṣb) par une fatḥah.
  • Au génitif (khafḍ) par une kasrah.
  • A l’apocopé (jazm) par une sukūn.

On fait cependant exception de trois choses :

  1. Le pluriel féminin régulier : il se met à l’accusatif (naṣb) avec une kasrah.
  2. Le nom qui n’est pas pleinement déclinable (munṣarif) : il se met au génitif (khafḍ) avec une fatḥah.
  3. Le verbe inaccompli (fiʿl muḍāriʿ) dont la fin est affaiblie (mutaʿallil) : il se met à l’apocopé (jazm) par la suppression de la lettre faible.

Exemples :

Au nominatif (rafʿ) par une ḍammah comme dans :

  • “يُسَافِرُ مُحَمَّدٌ وَالْأَصْدِقَاءُ وَالْمُؤْمِنَاتُ – Muḥammad, les véridiques et les croyantes voyagent.” 
    • “يُسَافِرُ – voyagent” est un verbe inaccompli (fiʿl muḍāriʿ), au nominatif (marfūʿ) puisqu’il ne possède aucun agent de naṣb ni de jazm et le signe de son rafʿ est la ḍammah apparente.
    • “مُحَمَّدٌ – Muḥammad” est un nom singulier, le sujet (fāʿil), au nominatif (marfūʿ) et le signe de son rafʿ est la ḍammah apparente.
    • “الْأَصْدِقَاءُ – les véridiques” est un pluriel irrégulier, au nominatif (marfūʿ) puisqu’il est coordonné avec un autre nominatif (marfūʿ), et le signe de son rafʿ est la ḍammah apparente.
    • “الْمُؤْمِنَاتُ – les croyantes” est une pluriel féminin régulier, au nominatif (marfūʿ) puisqu’il est coordonné avec un autre nominatif (marfūʿ), et le signe de son rafʿ est la ḍammah apparente.

A l’accusatif (naṣb) par une fatḥah & le pluriel féminin régulier qui se met à l’accusatif (naṣb) avec une kasrah comme dans :

  • “لَنْ أُخَالِفَ مُحَمَّداً وَالْأَصْدِقَاءَ وَالْمُؤْمِنَاتِ – je ne divergerais jamais de Muḥammad, des véridiques et des croyantes.”
    • “لَنْ – jamais” est une particule (ḥarf) du naṣb
    • “أُخَالِفَ – je divergerais” est un verbe inaccompli (fiʿl muḍāriʿ) qui est à l’accusatif (manṣūb) par “لَنْ – jamais” et le signe de son naṣb est la fatḥah apparente
    • “مُحَمَّداً – Muḥammad” est un nom singulier, le complément d’objet direct (mafʿūl bihi), à l’accusatif (manṣūb) et le signe de son naṣb est la fatḥah apparente.
    • “الْأَصْدِقَاءَ – les véridiques” est un pluriel irrégulier, à l’accusatif (manṣūb) puisqu’il est coordonné avec un autre accusatif (manṣūb), et le signe de son naṣb est la fatḥah apparente.
    • “الْمُؤْمِنَاتِ – les croyantes” est un pluriel féminin régulier, à l’accusatif (manṣūb) puisqu’il est coordonné avec un autre accusatif (manṣūb), et le signe de son naṣb est la kasrah substituant la fatḥah puisque c’est un pluriel féminin régulier.

Au génitif (khafḍ) par une kasrah & le nom qui n’est pas pleinement déclinable (munṣarif) qui se met au génitif (khafḍ) avec une fatḥah comme dans :

  • “مَرَرْتُ بِمُحَمَّدٍ، وَالرِّجَالِ، وَالْمُؤْمِنَاتِ، وَأَحْمَدَ – je suis passé devant Muḥammad, les hommes, les croyantes et Aḥmad.”
    • “مَرَرْتُ – je suis passé” est un verbe (fiʿl) et le sujet (fāʿil).
    • “بِ” est une particule (ḥarf) du génitif (khafḍ).
    • “مُحَمَّدٍ – Muḥammad” est un nom singulier pleinement déclinable (munṣarif), au génitif (majrūr) par la particule (ḥarf) “ب” et le signe de son jarr est la kasrah apparente.
    • “الرِّجَالِ – les hommes” est un pluriel irrégulier pleinement décliable (munṣarif), au génitif (majrūr) puisqu’il est coordonné avec un autre génitif (majrūr) et le signe de son jarr est la kasrah apparente.
    • “الْمُؤْمِنَاتِ – les croyantes” est un pluriel féminin régulier, au génitif (majrūr) puisqu’il est coordonné avec un autre génitif (majrūr) et le signe de son jarr est la kasrah apparente.
    • “أَحْمَدَ – Aḥmad” est un nom singulier qui n’est pas pleinement déclinable (ghayr munṣarif), au génitif (majrūr) puisqu’il est coordonné avec un autre génitif (majrūr) et le signe de son jarr est la fatḥah substituant la kasrah puique c’est un nom singulier qui n’est pas pleinement déclinable (ghayr munṣarif) puisque c’est un nom propre (ʿalamiyyah) sous la forme d’un schème verbal (wazn al-fiʿl)

A l’apocopé (jazm) par une sukūn comme dans :

  • “لَمْ يُسَافِرُ خَالِدٌ – Khālid n’a pas voyagé”
    • “لَمْ – n’a pas” est une particule (ḥarf) de négation, du jazm et d’altération du temps puisqu’il fait passé le verbe inaccompli qui suit au passé.
    • “يُسَافِرْ – voyagé” est un verbe inaccompli (fiʿl muḍāriʿ) qui est majzūm par “لَمْ – n’a pas” et le signe de son jazm est la sukūn.
    • “خَالِدٌ – Khālid” est le sujet (fāʿil), au nominatif (marfūʿ) et le signe de son rafʿ est la ḍammah apparente.

Le verbe inaccompli (fiʿl muḍāriʿ) dont la fin est affaiblie (mutaʿallil) qui se met à l’apocopé (jazm) par la suppression de la lettre faible comme dans  :

  • “لَمْ يَسْعَ بَكْرٌ – Bakr ne s’est pas efforcé”.
    • “لَمْ – pas” est une particule (ḥarf) du jazm.
    • “يَسْعَ – efforcé” est un verbe inaccompli (fiʿl muḍāriʿ) au jazm par “لَمْ – pas” et le signe de son jazm est la suppression du Alif (ا) de “يَسْعَى” puisque c’est un verbe dont la fin est affaiblie (mutaʿallil) puisqu’il finit par un Alif (ا).
    • “بَكْرٌ – Bakr” est un nom singulier, sujet (fāʿil), au nominatif (marfūʿ) et le signe de son rafʿ est la ḍammah apparente.
  • “وَلَمْ يَدْعُ – il n’a pas invoqué”
    • “لَمْ – pas” est une particule (ḥarf) du jazm.
    • “يَدْعُ – invoqué” est un verbe inaccompli (fiʿl muḍāriʿ) au jazm par “لَمْ – pas” et le signe de son jazm est la suppression du Wāw (و) de “يَدْعُو” puisque c’est un verbe dont la fin est affaiblie (mutaʿallil) puisqu’il finit par un Wāw (و).
  • “لَمْ يَقْضِ – il n’a pas accompli”
    • “لَمْ – pas” est une particule (ḥarf) du jazm.
    • “يَقْضِ – accompli” est 
    • un verbe inaccompli (fiʿl muḍāriʿ) au jazm par “لَمْ – pas” et le signe de son jazm est la suppression du Yā’ (ي) de “يَقْضِي” puisque c’est un verbe dont la fin est affaiblie (mutaʿallil) puisqu’il finit par un Yā’ (ي).