L’auteur a commencé son ouvrage par “Au nom d’Allāh, le Tout-Miséricordieux, le Particulièrement Miséricordieux” en suivant l’exemple du Livre d’Allāh et la parole du Prophète (ﷺ) qui a dit : “Tout acte d’importance qui ne commence point par la parole ‘‘Au nom d’Allāh, le Tout-Miséricordieux, le Particulièrement Miséricordieux (bismillāh al-raḥmān al-raḥīm)”, sera incomplet.” [Rapporté par Ibn Ḥibbān, Aḥmad et al-Dāraquṭnī.]
Ce récit implique que la complétude ou la perfection de tout acte important ne se réalise qu’en l’inaugurant avec la “Basmalah”.
Puis, il a loué Allāh en suivant l’agencement de la sourate Fāṭihah ainsi qu’en suivant un autre récit d’après Abū Hurayrah, où le Prophète (ﷺ) a dit : « Tout acte d’importance qui ne commence pas par : louange à Allāh (al-ḥamdulillāh) sera incomplet » ou dans une version « par louer Allāh ». [Rapporté par Abū Dāwud (4840), Ibn Mājah (1894) et al-Dāraquṭnī (1/229)]
Il faut savoir qu’il existe un commencement réel (ḥaqīqī) et un commencement relatif (iḍāfī) à toute chose. Ainsi la “Basmalah” est le commencement réel et la “Ḥamdalah” est le commencement relatif.
La “prière (al-ṣalāh)” est selon l’avis le plus connu :
- de la part d’Allāh: une miséricorde équivalent à un anoblissement,
- de la part des anges : une demande de pardon,
- de la part des autres créatures : une invocation.
Le “salut (salām)” signifie une “salutation de la part d’Allāh qui est digne du Prophète (ﷺ).”
La prière sur le Prophète (ﷺ) est obligatoire une fois dans la vie et ensuite ce sera apprécié. Néanmoins, il faut savoir que le Prophète (ﷺ) a dit dans un récit : “L’avare est celui auprès de qui je suis mentionné et qui ne prie pas sur moi” [Rapporté par Tirmidhī #3546 qui l’a authentifié].
Les moments où il est répréhensible de l’effectuer sont sept (7) : lors d’un péché, lors de l’égorgement d’une bête, lors d’une transaction, lorsqu’on est dans la salle de bain (ḥammām), lors de la satisfaction des besoins et tout endroit sale et lors de la relation sexuelle. D’autres en ajoutent encore trois (3) : lors de l’étonnement, de l’éternuement et lors du repas.
Il est permis d’appeler le Prophète (ﷺ) “maître (sayyid)” comme lorsqu’Allāh a qualifié notre maître Yaḥyā de “maître (sayyid)” dans Sa Parole : { (qui sera) un maître (sayyid), un chaste } [S.3/V.39], ou bien lorsqu’Il a dit : { Ils trouvèrent son maître (sayyid) (de cette femme) à la porte } [S.12/V.25]. Le Prophète (ﷺ) a d’ailleurs dit : “Je suis, sans prétention, le maître (sayyid) des enfants d’Adam.” [Rapporté par Ibn Mājah, Aḥmad et Tirmidhī]
Ce terme peut aussi être utilisé pour autre que le Prophète (ﷺ) comme les pieux comme cela tire sa source dans la parole du Prophète (ﷺ) lorsqu’il indiqua son petit-fils al-Ḥasan : “Mon fils que voici est un maître (sayyid).” [Rapporté par Bukhārī]