Le nom complet de l’auteur est : Abū al-ʿAbbās, Shihāb al-Dīn Aḥmad fils de Muḥammad fils de Aḥmad, al-Maqqarī, al-Tilimsānī d’origine. C’est le petit-fils du juge Abū ʿAbdillāh al-Maqqarī. Il est né à Tlemsen et étudia là-bas auprès de son oncle Saʿīd b. Aḥmad al-Maqqarī, duquel il rapporta les six principaux livres de ḥadīth. Il lu l’authentique d’al-Bukhārī auprès de lui sept fois. Sa chaîne de transmission dans celui-ci est ininterrompu jusqu’au Qāḍī ʿIyāḍ. Il voyagea ensuite vers Fès en l’an 1009 H. Il apprit là-bas auprès d’al-Qaṣṣār, Ibn Abī al-Naʿīm, Abī al-ʿAbbās Bābā al-Sūdānī, Aḥmad b. al-Qāḍī, Ibn ʿImrān et d’autres. Puis, il voyagea vers Marrakech en l’an 1010 H et s’y installa pendant deux ans. Il retourna ensuite à Fès. En l’an 1022 H, après la mort du Shaykh al-Hawārī, il reçut la fonction d’émetteur de la fatwā et de délivrer le sermon du vendredi dans la célèbre mosquée de la Qarawiyyīn. Cela resta ainsi jusqu’à ce qu’il entame son voyage pour le pèlerinage en l’an 1027 H.
De nombreuses personnes prirent leur savoir de lui, d’est en ouest. On compte parmi eux : ʿĪsā al-Thaʿlābī, ʿAbd al-Qādir al-Fāsī, le célèbre auteur sur la croyance ainsi que Mayyārah, le célèbre disciple et commentateur d’Ibn ʿĀshir.
Notre personnage est décédé en l’an 1041 et est enterré dans le cimetière des “étudiants” (al-mujāwirīn).
“La louange (al-ḥamd)” c’est le fait de vanter par des paroles Celui qui est Loué à travers des nobles caractéristiques. C’est plus général que “le remerciement (al-shukr)”.
“Les attributs entitatifs (maʿānī)“ sont ceux qui caractérisent l’Essence (dhāt) divine comme le Savoir (al-ʿilm), la Puissance (al-qudrah), la Volonté (al-iradah) etc.. Tandis que les “attributs qualificatifs (maʿnawiyyah)“ sont en fait les résultantes de ceux entitatifs : ils qualifient l’Essence comme ayant effectivement l’attribut entitatif. Par exemple, l’attribut “le Savant (al-ʿālim)” est un attribut qualificatif qui résulte de l’effectivité de la possession de l’attribut de la “Science (al-ʿilm)”.
Le fait de joindre la prière sur le Prophète (prière et salut d’Allāh sur lui) avec le salut est meilleur. Certains savants ont dit que faire l’un sans l’autre était répréhensible (makrūh).
“Les Paroles Synthétiques (jawāmiʿ al-kalim)“ comme dans le ḥadīth qui se trouve dans l’authentique de Muslim et Bukhārī : “J’ai été envoyé avec les Paroles Synthétiques” c.-à-d. les paroles peu nombreuses mais qui convoient de nombreux sens.
“La famille (al-āli)“ du Prophète (prière et salut d’Allāh sur lui) sont ses proches croyants parmi les Banū Hāshim : ceux dont il est interdit de leur donner la Zakāh. Les enfants de Fāṭimah ont une noblesse supérieure sur celle des autres.
Lorsque l’auteur dit qu’il a voulu prendre exemple sur les savants, c’est en raison du ḥadīth : “lorsque le fils d’Adam meurt, ses actes sont interrompus sauf trois : une aumône perpétuelle, un savoir qui profite après lui et un enfant pieux qui invoque pour lui.”
Lorsqu’il dit “même si mes mains sont vides” c.-à-d. qu’il dit ne pas avoir beaucoup de connaissance dans la science de la croyance, c’est par humilité : c’est ainsi qu’agissent les véritables gnostiques. Tout ceci, alors qu’il faisait partie des plus grands savants de son époque.
“al-Dujunnah” signifie la forte obscurité.
La croyance qui se trouve dans ce livre est celle d’Ahl al-Sunnah, celle des Acharites. C’est la croyance qui suit la méthodologie du Prophète (prière et salut d’Allāh sur lui), des compagnons et des pieux prédécesseurs (salaf al-ṣāliḥ).